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L’adhérence – un vrai casse-tête: Par Vivienne Walz

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L’adhérence – un vrai casse-tête: Par Vivienne Walz

Concernant le VIH, l’essentiel du traitement est de constamment empêcher la réplication du virus. Plusieurs aspects contribuent au traitement de façons différentes: la puissance du régime, la résistance aux médicaments, la fréquence des doses, mais aussi des facteurs physiologiques comme l’absorption des médicaments par le corps et la quantité de substance étant filtré par les reins. Il reste un autre aspect affectant le traitement qui n’est pas pharmacologique, ni physiologique, mais qui est cependant l’élément le plus complexe – c’est l’adhérence.

L’adhérence contribue au traitement de façon complexe car c’est un élément qui varie selon le comportement. Plutôt que de miser sur une adhérence moyenne à l’intérieur d’une période de temps, le focus devrait être mis sur  le nombre de doses consécutivement manquées. Plus l’interrompu du traitement est long, plus le virus a de chance de se reproduire. Il est donc important de réduire le temps entre les doses manquées.

La raison de ce phénomène est que les antirétroviraux perdent de leur efficacité et deviennent lentement inactifs. Si l’on manque une dose, il est possible que la concentration du médicament dans le sang reste à un niveau qui peut encore empêcher la multiplication du virus. Cependant, quand on manque plusieurs doses, la concentration du médicament peut tomber en dessous du niveau efficace, ce qui permet au virus de progresser.

Cette observation remet en question l’atteinte d’une adhérence moyenne de 95% et plus, et suggère plutôt la réduction du temps entre les doses manquées. Cette approche devrait contribuer à un meilleur counseling sur les traitements et de meilleurs résultats dans le traitement du VIH!

Source: Number of missed doses: why 1 x 7 does not make 7 x 1?. Parienti, Jean-Jacques; Paterson, David. AIDS. Volume 26(11).