HISTORIQUE

Lorsque l’épidémie du sida a atteint le Canada au début des années 1980, de nombreuses associations et organisations gaies existaient déjà. Néanmoins, de nombreux médecins des principaux hôpitaux montréalais ont observé un manque de soutien communautaire pour les personnes infectées par le VIH, qui subissaient souvent de la discrimination et étaient abandonnées par leur famille et leurs amis.
Ces médecins ont communiqué avec David Cassidy, du Centre des services sociaux de Ville-Marie, afin qu’il crée une nouvelle organisation pour les personnes affectées par le VIH-sida.

1983 Association des ressources montréalaises contre le sida/Montreal AIDS Resource Committee (ARMS/MARC)
• Première ressource communautaire reliée au sida au Canada
• Soutien offert aux personnes encore « dans le placard » et forcées d’en sortir à cause de la maladie
• L’un des objectifs principaux était de freiner la panique naissante au sein de la communauté gaie et autour d’elle.

1983 Comité sida aide Montréal (CSAM)
• Un groupe s’est retiré de l’ARMS/MARC, la trouvant trop axée sur les gais, et a fondé cet organisme.
• Le CSAM était financé par le gouvernement et doté d’un mandat triple :
prévention, intervention, soins.
• Le CSAM devait au départ être une ressource bilingue.

1987 Sida Bénévoles Montréal/AIDS Community Care Montreal
• Plusieurs membres du comité des services anglophones du CSAM sont partis pour former une nouvelle organisation qui ciblerait les besoins de la communauté des anglophones qui vivent avec le VIH-sida.
• Certains membres trouvaient aussi que le CSAM mettait l’accent sur la mort plutôt que sur la vie avec le VIH-sida.
• L’année suivante, l’ARMS/MARC et ACCM fusionnent sous le nom ACCM, incorporée comme organisation à but non lucratif.
• L’organisation a ensuite obtenu le statut d’organisme de bienfaisance de Revenu Canada.
• À cause du manque de fonds, les gens se réunissent dans les sous-sols d’églises et les résidences des membres.
• Alors que la réaction à la maladie se transforme, les gens ne meurent pas aussi rapidement. Les personnes qui vivent avec le VIH-sida se mettent à s’y connaître davantage, et des groupes de soutien s’appuyant sur leurs besoins sont fondés, comme le programme d’accompagnement par les pairs.
• Des changements relatifs au financement permettent à ACCM d’embaucher des employés salariés.
• ACCM rallie la Société canadienne du sida en 1992 et la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-sida) en 1994.

1994
• Le Ranch J.R., plus connu comme « Le Dépôt », était situé rue Montcalm.
C’était un garage où ceux qui mourraient pouvaient laisser leurs biens. Il allait plus tard devenir le Centre JR Rainville, un endroit où passer du temps, dans un nouvel emplacement.

1995
• ACCM ouvre un bureau sur la rue Saint-Jacques.
• Un service d’éducation et de prévention (action sociale de base) et un service des bénévoles sont fondés grâce à un financement modeste de Santé Canada.
• En juillet, on décide de fermer le Dépôt pour le remplacer par un Centre de ressources afin que les clients puissent continuer à se réunir dans un endroit libre de jugement.
• En novembre, les bureaux d’ACCM déménagent rue Montcalm.

1996
• Le Centre de ressources et le bureau déménagent au 1301, rue Sherbrooke Est, où la Ville de Montréal offre de l’espace aux groupes communautaires.
•Le seul financement alors reçu : 60 $ par mois de la Fondation Farha, pour des aliments.

1997
• Financement obtenu de la société pharmaceutique Glaxo-Wellcome pour la construction d’une cuisine dans le Centre de ressources. La cuisine sera complétée et inaugurée en mai 1999.

1998
• En juillet, le bureau d’ACCM déménage au 2075, rue Plessis.
• Financement obtenu pour le salaire d’un directeur du Centre de ressources, deux jours par semaine, ainsi que pour un gestionnaire de cas et un directeur des services sociaux, deux postes à temps partiel.

1999
• Les bénévoles d’ACCM démarrent le Club d’Achats, une coopérative alimentaire menée par les membres, ainsi qu’un jardin communautaire. Financement fourni par la Fondation Farha.
• ACCM reçoit le financement complet, pour quatre ans, d’un employé à temps complet pour l’éducation et la prévention.
• Le Centre de ressources commence à recevoir un financement régulier par l’entremise du budget du PACS (Programme d’action communautaire sur le sida) pour la promotion de la santé, ce qui constitue encore le financement principal du Centre aujourd’hui.
• ACCM obtient, par l’entremise de COCQ-sida, le mandat de SMT (sida en milieu de travail) pour l’Île de Montréal, afin d’offrir de la formation en milieu de travail aux employeurs et aux employés.

2001
• Avec un financement additionnel de Patrimoine Canada, le service d’éducation et de prévention est en mesure d’embaucher un adjoint.
• Un poste salarié est créé pour le financement.
• Le directeur des services sociaux devient l’adjoint aux services de soutien afin de mieux refléter le rôle polyvalent des services de soutien des clients.

2002
• Une subvention de projet de Santé Canada finance le projet pour le tatouage et le perçage corporel sans risque ainsi que le projet Amour, sexe et divulgation (série d’ateliers sur la sexualité, la divulgation du statut et la prévention pour les personnes séropositives).
• Vu la demande croissante des clients, ACCM lance à nouveau les groupes de soutien selon le modèle des groupes clos, pour une durée fixe. Deux tels groupes sont formés, qui se joignent aux deux groupes ouverts existants, l’un étant axé sur les hommes gais et l’autre traitant d’enjeux reliés à la sexualité.

2003
• ACCM continue de prendre part au vaste mouvement VIH-sida, en étant membre de la Société canadienne du sida, de COCQ-sida, du Réseau juridique canadien VIH/sida, du Réseau canadien d’info-traitements sida et du Conseil canadien de surveillance et d’accès aux traitements.
• ACCM souligne le quinzième anniversaire de son incorporation (le 1er février 1988) avec une conférence de presse et le lancement de son site Web à l’apparence renouvelée.

2005
• ACCM est reconnu comme meneur communautaire offrant une solide série d’ateliers ciblant la jeunesse à risque par l’entremise de partenariats avec la commission scolaire anglophone de Montréal, les communautés culturelles et les centres de jeunes, et offrant des séances de renforcement des capacités avec des organisations axées sur la jeunesse en dehors du mouvement du VIH-sida.

2006
• Début du programme d’accompagnement par les pairs, qui vise à favoriser l’adhérence aux régimes de traitement du VIH par ceux qui entreprennent un traitement ou en changent. ACCM, en collaboration avec CPAVIH, crée également une série de séances d’information offertes au grand public. Les séances démystifient les aspects médicaux de la vie avec le VIH et comprennent des présentations par des meneurs du traitement et de la recherche sur le VIH.
• Lancement de Directions Montréal. Sa programmation vise précisément les hommes gais en faisant la promotion d’une vision globale et holistique de la santé, qui reconnaît qu’être gai, c’est plus qu’éviter le VIH.

2008
• Le 20e anniversaire d’ACCM est souligné de diverses façons, y compris par un gala tenu à Altitude 737, par la création du Projet HOPE, une vente aux enchères d’œuvres d’art pour collecter des fonds et rehausser le profil public d’ACCM, et par le lancement du documentaire Turning 20, qui présente des entrevues au sujet de l’incidence de l’organisation sur nos vies. Le Centre de ressources est renommé Centre J.R. Rainville pour honorer l’un des fondateurs d’ACCM.
• ACCM, le Portail VIH/SIDA du Québec et COCQ-SIDA créent Info-Traitement en réaction à la fermeture de CPAVIH, afin d’assurer un accès continu aux renseignements et au soutien relatifs au traitement du VIH. Le programme d’accompagnement par les pairs est maintenant axé sur le soutien individuel et l’information, tout en continuant d’offrir des séances informatives.
• Bien que les personnes qui vivent avec le VIH sont plus en santé et réintègrent la société dans son ensemble, elles sont toujours victimes de discrimination et d’intolérance ; les campagnes Sérophobie, POZ Friendly et POZ Army sont donc lancées afin de commencer à créer une communauté de personnes engagées à soutenir les personnes affectées par le VIH-sida et empressées de démontrer cet engagement publiquement.
• Lancement de Latino Positivo, un groupe mené par les clients pour les hispanophones qui vivent avec le VIH.

2009
• Les énoncés de vision et de mission d’ACCM sont révisés pour refléter les réalités changeantes du VIH, notre rôle au sein du mouvement et notre place dans le paysage communautaire montréalais.
• La série d’Ateliers Phénix est ajoutée à la programmation de Directions Montréal. Renforcement des partenariats avec la Maison Plein cœur, COCQ-SIDA, l’UQAM, la Société canadienne du sida (SCS) et le Réseau canadien d’info-traitements sida (CATIE). Cette série d’ateliers a été déployée à travers le pays, en ciblant les hommes gais séronégatifs. Les partenaires montréalais ont adapté et modifié les ateliers pour qu’ils s’adressent à des hommes gais séropositifs. Les résultats de l’expérience sont envoyés à l’UQAM pour des adaptations finales.
• Augmentation de la présence en ligne. Création d’un poste YouTube pour ACCM afin de présenter les vidéos produites par l’organisation. Des groupes Facebook sont créés pour promouvoir nos activités et pour tisser des liens avec notre équipe de bénévoles/stagiaires.

2010
•Le Centre J.R. Rainville déménage au 2075, rue Plessis, et accroît ses heures d’ouverture pour renforcer les synergies entre les services de soutien du client et le service de l’éducation et de la prévention, ainsi que pour rendre nos services plus faciles à trouver et plus accessibles, et pour augmenter la participation des clients dans l’élaboration et la prestation de la programmation.
• Le Club d’achats déménage. Au moment du déménagement du Centre JR Rainville, le Club d’Achats est déplacé vers l’espace jusqu’alors occupé par la vente-débarras. Ce projet mené entièrement par les clients obtient plus d’autonomie en ayant son propre espace.
• Le Projet Hope est renommé ARTS SIDA afin d’en élargir l’auditoire et de refléter nos liens solides avec la réalité et la diversité linguistiques de Montréal.
• M. Cuir Montréal 2010, Ghislain Rousseau, choisit ACCM comme organisme de bienfaisance favori.
Lancement d’ATOMc, notre premier projet financé par la Direction de santé publique de Montréal. Le projet est conçu pour promouvoir le dépistage du VIH et d’autres infections transmissibles sexuellement parmi les hommes gais anglophones et allophones. Un volet d’évaluation est compris, et mis en œuvre en collaboration avec COCQ-sida et la Direction de santé publique de Montréal.
• Arrivée de Projet 10. ACCM offre à l’organisme jeunesse GLBT l’accès au Centre JR Rainville les jeudis soirs afin qu’il y organise ces activités hebdomadaires, dans le but de renforcer notre relation et notre collaboration avec la jeunesse GLBT/allosexuelle.